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Owra Stories

Blog écrit en français.
Relate les histoires d'un monde fantastique, et notamment la campagne de jeu de rôle "Fragment de Destin", basé sur Pathfinder.

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21 hours ago · 2 min read 0
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[Fragment de destin] Partie 1 : Prologue (5/5)

on Mar 16, 2016 · 4 min read

Chapitre 5 : Tout commence et se termine au coin du feu

Amaryllis était enfin à l'abri des regards et des bruits incessants de la foule. Elle avait passé les quinze premières années de sa vie à courir dans la forêt, sous le regard bienveillant d'un père adoptif humain, qui ne lui avait jamais permis de découvrir la vie en communauté. Aussi, l'activité incessante de tous ces hommes et femmes mortels, qui s'agitaient comme des centaines de fourmis autour d'elle était une expérience à la fois éprouvante et plaisante. Un peu à la manière d'une drogue, elle adorait ça. Tout en haut de son arbre, elle patientait, caressant dans ses bras une petite touffe de poils qui s'était blottie contre son ventre. Elle n'avait pas besoin de dormir. Après tout, elle était une elfe, et les elfes ne dormaient pas. Mais ces rêves féériques qu'elle faisait, quand ses paupières étaient fermées, étaient si doux et agréables, si ... humains. Humains ? Elle s'endormit avec un sourire sur les lèvres.


  • Haut prêtre Salomon, pouvons-nous vous parler ? Fit Alexandros en s'avançant vers le vieil homme.

Salomon était un homme âgé, drapé d'une bure blanche immaculée, à l'image de sa chevelure et de sa barbe tressée, et parcourue de fils et de symboles dorés, preuves de sa dévotion au dieu du soleil, Pélor. Il y avait quelque chose de robuste en cet homme. Comme une aura qu'il dégagerait. Peut-être sa posture, droite, et vigoureuse à la manière d'un jeune homme; ou alors peut-être était-ce son regard gris métallique si empreint d'assurance. Le prêtre les invita à se joindre à lui, lui-même s'asseyant sur l'un des bancs de prière de la nef.

  • Ainsi tu reviens Alexandros ? C'est bien tôt. Qui est donc l'ami qui semble t'accompagner ?
  • Il s'agit d'un compagnon de voyage. Norbak. Et ... oui. Je vais rentrer, bientôt. Mais j'aurais une question à te poser avant tout.

Norbak le regarda, circonspect. Rentrer où ? De quoi pouvaient-ils bien parler ? Ce chevalier, héraut de Pélor, connaissait donc déjà Salomon ? Peut-être avait-il sous-estimé les relations et la portée de son compagnon. Alexandros continua.

  • Il s'agit de l'astre solaire, haut prêtre. Nous avons remarqué son déplacement, étrange pour le moins, dans la journée d'hier.
  • Oh, vous êtes donc des observateurs attentifs.

Norbak se racla la gorge discrètement, pendant que Salomon reprenait.

  • Notre divin seigneur Pélor est seul décideur de notre astre sacré. Ses dessins ne se révèlent qu'à ceux qui l'acceptent dans son cœur.
  • Vous le savez donc ?
  • Pélor choisit ceux qu'il bénit de son savoir. Je ne peux malheureusement pas vous dévoiler celui-ci. Mais si ce message vous est adressé, alors trouver la lumière pourrait vous éclairer.
  • Merci haut prêtre. Pourrai-je vous parler, plus tard ?

Il regarda Norbak et repris.

  • ... en privé ?

Le prêtre haussa un sourcil.

  • Entendu.

Alexandros se leva, tirant Norbak par la cape, et ils quittèrent les lieux.

  • Bordel, pourquoi tu lui as pas tiré les vers du nez ? S'exclama discrètement Norbak, alors qu'ils s'éloignaient de l'église.
  • Il n'en savait rien.
  • Quoi ?
  • Il n'en savait rien j'ai dit. Il pense que c'est un message vers quelqu'un. Il n'est pas ce quelqu'un.
  • Et c'est quoi cette histoire ? Tu pars ?
  • Oui.

Norbak s'arrêta. Alexandros fit de même et se retourna.

  • Tu savais très bien que je partirais. Je m'en vais dès maintenant. Ne m'attendez pas pour souper.
  • Mais... Commença Norbak pour protester.

Alexandros s'approcha et mis la main sur l'épaule de son compagnon, qui se tut. "Ceci n'est pas un adieu", lâcha enfin le chevalier, avant de se retourner vers l'église. "Un long voyage nous sépare aujourd'hui, Norbak. Mais ne t'inquiète pas. Le soleil brille, quel que soit le nombre de monts enneigés qui nous séparent. Au revoir mon ami.", conclu-t-il, en s'éloignant.

Norbak regarda son compagnon partir quelques secondes, résigné.

"Alexandros !"

Ce dernier s'arrêta, cependant sans se retourner.

"À bientôt."

Norbak pris deux bonnes heures pour chercher la jeune elfe, qu'il finit par retrouver, perchée endormie sur un vieux chêne. Son loup, au pied de l'arbre, la langue pendante, tel un gros chien, sembla écarquiller ses grands yeux gris alors que Norbak s'approchait, et passait sa main sur la tête poilue et douce du canidé. Amaryllis s'éveilla peu après, et descendit de l'arbre d'un saut. Comme prévu, ils iraient au lieu de rendez-vous pour y voir Fervil. Même s'ils n'étaient désormais plus que deux.

"La taverne de l'épée fendue" était le seul établissement digne de ce nom dans le village. Fréquenté par tous les voyageurs et aventuriers du coin, c'était un lieu de rencontre, d'échange, et de fête. Mais ce soir, elle semblait bien vide. Seuls deux guerriers mangeaient leur repas en silence dans un coin de la pièce principale, tandis que quelques habitués sirotaient leur bière au comptoir, en discutant paisiblement avec l'aubergiste, un petit homme à la chevelure étrange. C'était un gnome, haut de quatre pieds, et dont les cheveux ressemblaient à des flammes jaune orangé qui le grandissaient de trente bons centimètres. Près de l'âtre chaleureux, Fervil était installé, grignotant son pain devant une assiette vide. Le groupe s'approcha, et le sergent les invita à s'assoir.

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user_name1 day ago
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