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Owra Stories

Blog écrit en français.
Relate les histoires d'un monde fantastique, et notamment la campagne de jeu de rôle "Fragment de Destin", basé sur Pathfinder.

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21 hours ago · 2 min read 0
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[Fragment de destin] Partie 1 : Prologue (4/5)

on Mar 15, 2016 · 5 min read

Chapitre 4 : Soleil de printemps

La nuit passa sans encombre. Le groupe avait descendu la montagne, empruntant le petit chemin de terre qu'ils avaient repéré plus tôt, puis monté leurs tentes au flanc d'une falaise, dans un trou creusé sur quelques mètres dans la paroi pour protéger leur feu. L'air était frais, glacial même. L'hiver avait progressivement laissé place à un printemps sec, mais l'altitude à laquelle la compagnie avait fait halte s'accompagnait toujours de la froideur des hauteurs. Le lendemain, après une nuit calme, le groupe repris sa route vers le nord, descendant une pente douce et quelques plateaux rocheux boisés, couverts de sapins et de conifères couverts d’aiguilles vertes et encore pleine de vie. Un gros loup, compagnon amical et exclusif de la jeune elfe, les avait rejoints pendant cette même nuit, apportant un sentiment de sécurité et de réconfort au groupe, tandis qu'Amaryllis câlinait son ami canin.


Après à peine trois heures de marche, ils rejoignirent la route principale, qui relie le sud-est des montagnes et la civilisation, et notamment le village d'Öm où ils avaient décidé de prendre une journée de repos pour faire le point. Les traces encore fraiches de chevaux montraient une activité importante sur le large sentier de terre, et rapidement après être sortis des bois, ils virent apparaitre devant eux les petits nuages de fumée formés par les cheminées de la civilisation.

Les deux hommes virent les yeux d'enfant d'Amaryllis briller devant l'apparition des premières fermes, lui faisant oublier le difficile périple qu'ils venaient d'affronter. Elle se mit alors à sautiller, allant de l'avant, tandis que ses compagnons, habitués après les dernières semaines passées en sa compagnie, s'amusait de la légèreté soudaine de leur situation.

La taverne, lieu de repos et de rencontre, était à l'autre bout de la bourgade, les obligeant à passer devant l'église de Pélor, divinité au sommet du panthéon pour la majorité des habitants d'Owra, le territoire où la compagnie se déplaçait.

Owra était un territoire relativement étroit, qu'il était possible de traverser d'est en ouest en deux bonnes semaines. Limité au nord par un désert rocheux, au sud et à l'ouest par les monts du fer, et à l'est par un immense lac, une géographie et un terrain dangereux et instable, il contenait forêts, montagnes, lacs, et plaines. Dirigé par le Duc Flare, héritier d'une famille d'illustres guerriers, le territoire était considéré comme sûr, laissant même le loisir aux citoyens de choisir leur religion. Il n'en restait par moins que la majorité d'entre eux adorait le soleil ainsi que son saint patron, Pélor.

Ce fut finalement sans grande surprise qu'ils rencontrèrent Fervil, un homme de taille moyenne, et à la chevelure grisonnante. Le sergent était alors en charge de la sécurité du village, et s'était adossé contre un mur, à l'entrée de l'église. Ce dernier leur fit signe.

Norbak était né ici. Fils de fermier, il avait eu un certain nombre de déboires avec la milice locale et fait connaissance du sergent, dans des conditions plutôt désavantageuses, et derrière des barreaux. Cela n'avait cependant pas créé une relation de tension, Fervil étant pragmatique : il avait trouvé un juste équilibre entre les méthodes illégales de certains citoyens peu honnêtes et le danger qu'ils représentaient. Ainsi, une entente cordiale, bien que parfois tendue, avait fini par s'installer entre les deux hommes.

  • Norbak, déjà de retour ?
  • Oui. Nous avons eu... Quelques ennuis une fois sur place... Lâcha le grand blond.

Fervil les avait salués avant que la compagnie, alors composée de cinq membres, ne parte vers les montages.

  • Je vois. Fit-il en prenant un air sombre.

Un silence gêné s'installa. Finalement, ne tenant plus sur place, Amaryllis s'éloigna, visiblement ennuyée par la compagnie du sergent. Ce dernier se gratta la gorge.

  • Écoutez, le grand prêtre Salomon va bientôt commencer la prière de midi. Vous n'avez qu'à vous y joindre, et nous parlerons à tête reposée autour d'une choppe. J'ai peut-être quelques éléments à vous confier.
  • Très bien. Finit Alexandros, avant d'entrer dans l'église de Pélor, son dieu.

Norbak haussa les épaules, et suivit son compagnon, cherchant vaguement du regard la jeune elfe, avant de pénétrer à son tour dans le sanctuaire.

L'intérieur était en marbre et en pierres claires. L'intégralité du bâtiment rectangulaire semblait se jeter vers l'avant, vers l'autel, par une audacieuse architecture à base de courbes et d'arches. L'ensemble était spacieux, et savamment ajusté de manière à ce que les dizaines de fenêtres et de vitraux illuminent le chœur et la nef, quelle que soit l'heure de la journée. Un grand homme, octogénaire d'après la couleur perle de ses cheveux et de sa barbe blanche immaculée, se tenait debout, droit, sur le chœur, surplombant tel un juge une foule d'une centaine de citoyens, de sexe et d'âge variés.

Le prêtre commença son sermon, qui dura un bon quart d'heure. Alors qu’Alexandros était plongé à l’intérieur de lui-même, Norbak qui n'était pas porté par la foi, en profita pour se remémorer ces derniers jours. Derniers jours à vivre dans les ténèbres oppressantes de couloirs souterrains abandonnés. À la recherche d'un quelconque ouvrage ou objet antique. Le magicien qui les avait conduits jusque-là était un homme reconnu, Aspeceau, le magicien bleu. Cette appellation fit sourire Norbak. "Un bleu n'est-ce pas ?" pensa-t-il. Bien que lui-même n'était pas un aventurier de grande renommée, ni même expérimenté, il avait toujours eu cet instinct, ce sentiment qui le sauvegardait et l'éloignait naturellement de la mort. Et puis, cette semaine n'avait pas été si terrible. Il était encore en vie, avec ce chevalier de Pélor, auquel il pouvait faire confiance. Et puis, cette fille aux traits fins et aux courbes... Il secoua la tête. "Seize ans ?" Il ne lui aurait pas donné plus en toute franchise. Cependant les elfes n'étaient pas des êtres bien communs. C'était le premier, et peut-être le dernier qu'il verrait de toute sa vie.

Le sermon pris fin, et la foule commença à sortir, passant devant le prêtre pour recevoir un sacrement divin. Il emboita le pas d'Alexandros, se plaçant en fin de file.

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user_name1 day ago
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