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Owra Stories

Blog écrit en français.
Relate les histoires d'un monde fantastique, et notamment la campagne de jeu de rôle "Fragment de Destin", basé sur Pathfinder.

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21 hours ago · 2 min read 0
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[Fragment de destin] Partie 1 : La tête de l'ogre 2/6

on Mar 28, 2016 · 6 min read

Chapitre 2 : Tuer et brûler

Le chemin qui menait du village de Öm au fort "12b" n'était pas si long. Une petite trentaine de kilomètres à peine, majoritairement sur un sentier entretenu et partiellement pavé. Mais alors que la compagnie atteignait le dernier quart de son chemin, la route devenait plus complexe : plus de pavés, plus de fermes, uniquement des arbres épineux, partout, qui bloquaient toute visibilité. Norbak, Amaryllis, Aluna et Sheylis étaient entrés dans une forêt de sapins centenaires. Et au fur et à mesure que la compagnie progressait sur le sentier de terre, ces conifères devenaient de plus en plus hauts, de plus en plus larges, et le ciel s'assombrissait, créant une ambiance presque oppressante qui semblait se resserrer autour des aventuriers, dont les doigts se crispaient désormais sur leurs armes.


Mais, alors que le soleil avait commencé à se coucher, dans un horizon indiscernable, Amaryllis s'exclama : "Regardez ! Ça doit être ici !" en pointant de son bâton de marche une forme camouflée dans les sapins. En effet, devant eux, à quelques dizaines de mètres, on pouvait apercevoir entre deux troncs une tour de guet. Ils étaient devant le fort.

Norbak se fit une réflexion simple. Ne devait-t-il pas y avoir du bruit ? Un camp militaire est rarement aussi silencieux que cela. En fait, hormis quelques piaillements d'oiseaux, le bruissement des arbres battus par le vent glacé, et leurs propres pas, il n'y avait pas le moindre son.

Une palissade de bois, formée de nombreux troncs taillés, leur fit face, et quelques pas à coté, un lourd portail, fermé, permettait d’accéder à l'autre coté. Tout le monde était d'accord sur une chose : le fort était sans doute vide. Une attaque ?

Aluna sortit une grosse tarentule de sa manche. Norbak eut un mouvement de recul. "Familier". Dès que la magicienne eut murmuré quelques mots, l’énorme araignée se glissa par dessus le portail en silence. Aluna ferma les yeux, et bien que ses compagnons ne pouvaient le voir, ils sentirent sa concentration, et son esprit qui se bandait à l’extrême. Son esprit sembla la quitter, pendant que son corps, tel une coquille vide, restait debout, presque chancelant, alors que ses propres yeux devenaient blanc laiteux et vitreux. Au travers de son familier, Aluna voyait. Des corps, plusieurs, au sol. Mais aucun mouvement, ni de lumière de torche. L'araignée se faufila au travers du terrain pour explorer de ses dizaines d'yeux le camp. Aucune âme qui vive.

Aluna reprit progressivement ses esprits, alors que l'araignée retournait dans sa manche, sous le regard dégouté de Norbak. "C'est vide." déclara-t-elle froidement. Norbak saisit alors sa dague, et sans plus attendre, entrepris de forcer la lourde planche de l'autre coté. L'opération fut rapidement un succès, et le groupe poussa la porte, découvrant derrière elle plusieurs cadavres humains, nus et mutilés, étalés dans la boue. Immédiatement, Sheylis et Norbak dégainèrent.

  • Bordel c'est quoi ça ? S’esclaffa ce dernier en se tournant vers la magicienne.
  • Il n'y a aucun danger en vue. Avançons.

Norbak, muscles bandés, ne la lâcha pas des yeux, en colère. Cependant, elle ne sembla pas lui accorder la moindre attention, et examina les corps de ses propres yeux, palpant sans pudeur les cadavres. Amaryllis, qui semblait gênée par l'odeur nauséabonde que les corps dégageaient, s'était éloignée pour regarder de plus près le reste du camps. Une construction de bois, visiblement un genre de mess, dont la porte était éclatée sur le sol à l'intérieur, abritait sûrement les couchages des soldats décédés. Une tour de garde en construction s'élevait un peu plus loin. Et en haut, au dessus de la falaise contre laquelle s'appuyaient les palissades, des tentes étaient installées.

Norbak fut intrigué par la tour. Il avait cru voir en haut une silhouette. Dague sortie, il grimpa furtivement la lourde échelle de bois qui grimpait à ladite tour. En vérité, il s'agissait plus de 4 lourds et épais pieux, profondément enfoncés dans la terre et croisés, et sur lesquel, en hauteur, on avait placé un plateforme, semblable à la vigie du mat d'un navire. En grimpant, il remarqua une seconde entrée, un second portail dans la palissade, sur la face sud. Celui-ci était défoncé, réduit à l'état de petit bois dans la boue.

"Un bélier ?"

Norbak fut peu surpris quand, en haut, il découvrit le cadavre d'un garde, dont le sang avait coulé et séché sur l'échelle. Deux flèches étaient plantées dans son torse. L'aventurier retira l'une d'entre elles pour l'examiner de plus près. La pointe était artisanale, faite dans un acier inhabituel. "Des orcs." Pensa Norbak, en descendant, l'arc du soldat dans le dos.

Amaryllis décida de s'approcher des ces tentes, en hauteur, pour essayer d'y trouver un sens. Pourquoi faire un campement en haut alors que tout indiquaient qu'ils devaient vivre en bas ? Escaladant avec agilité, elle parcourut un chemin escarpé contre la roche brute, et finit par venir à bout de la vingtaine de mètres qui la séparait du haut de la falaise. Aucune autre forme de vie ici non plus, si l'ont exceptait la fuite d'un petit rongeur au travers des épaisses broussailles. Haussant les épaules, déçue, elle entra dans l'une des deux tentes. Il s'agissait d'une petit intérieur humide, dans lequel la lumière ne perçait presque pas. Aucunement gênée par le manque de luminosité, elle trouva plusieurs parchemins, sur une table. "Des cartes ?" pensa-t-elle alors qu'elle se saisissait des lourdes feuilles. "Peut-être que l'érudite y connait quelques chose". Elle chercha des yeux un contenant dans lequel elle pourrait protéger les pages de papier, avant de trouver une large tube, en bois et en fer, de cinq centimètres de diamètre, dans lequel elle glissa les cartes et quelques autres paperasseries qu'elle avait pu trouver. Elle redescendit la falaise tranquillement, alors qu'une bruine glacée commençait à tomber sur les montages.

Alors que les deux amis se retrouvaient en bas, ils virent que des torches avaient été allumées à l'intérieur du petit bâtiment de bois. En pénétrant à l'intérieur, ils virent Sheylis, affairée à fouiller la pièce, et Aluna qui examinait un corps de garde éventré. L’intérieur était simple et utile. Une grande table de bois, plusieurs chaises éparpillées ou brisées, deux meubles éventrés, et un râtelier pillé dans un coin de la salle.

  • Des orcs. Cela ne fait aucun doute. Lâcha promptement l'étrange femme, alors que Norbak et Amaryllis s'approchaient. Ils ont pillé le fort.
  • Ils ont abattu le garde qui aurait dû sonner l'alerte. Ils ont sans doute eu l'effet de surprise et ont défoncé un portail au sud, déclara Norbak, avant de s’intéresser à la grande table au centre de la pièce.

Le planches de bois étaient grossières, mais bien ajustées. Aussi, bien que les combats aient abimés les lattes de bois, un élément n'était pas à sa place ici. Un petit anneau de fer semblait s'être coincé entre deux planches. Norbak l'examina. Une serrure.

Sheylis ouvrit la trappe, alors que tous les compagnons l'entouraient. Sous celle-ci, trois hommes d'armes, visiblement endormis, s'étaient entassés dans une cache d'à peine un mètre de profondeur.

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user_name1 day ago
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